THE ENGINES
Casa del Popolo, 10 avril 2013

(Dave Rempis, saxophones – Tim Daisy, batterie – Jeb Bishop, trombone – Kent Kessler, contrebasse)

Je sais pas ce que vous faisiez hier, mais JAZZ était en ville, pis pas à peu près! Pas « mononc’ jazz », pas « grand-père jazz »(1), non je vous parle de « Chicago-comme-un-gros-fuckin’-faucon-jazz jazz »(2). Quand c’te jazz-là débarque, t’es mieux d’attacher ta tuque de Tim Daisy avec toutes les broches du monde parce sinon tu vas la chercher longtemps dans les objets trouvés de la Berri-UQÀM. Moi, je vous parle ici d’un saxophone qui torche plus qu’un résident de Mayflower après une rupture de pipeline; d’un trombone à la portée plus étendue que les bras d’un collecteur de fonds de Gerry « no knowledge » Tremblay; d’une contrebasse qui slam plus qu’un Stewar(t)d en manque d’action chez le milliardaire du coin; pis d’une batterie qui monopolise encore plus d’attention qu’un vieux hasbeen au Festival d’été de Québec.

Reste à voir si mononc’ saura tirer des leçons du faucon… (FSD)

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(1) Quoi que « grand-père jazz » te swingnerait des Agnès Maltais à babord à grands coups de Charles Mingus ces temps-ci…
(2) Ben oui l’jeune, t’es ben smatte

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Tout va bien n’a évidemment pas les grosses piasses pour se payer un kiosque au Salon international du livre de Québec, mais enverra toutefois deux de ses représentants dans les parages question de foutre un peu le bordel dans le coin. Fa que dès vendredi, prends tes gardes Québec, on arrive!

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NATE WOOLEY, CHRISTIAN WEBER, PAUL LYTTON
Six Feet Under
(No Business, 2012)

Se goudronner les fesses comme un champion
Non mais c’est quoi l’affaire de mettre un trombone sur ta pochette de disque lorsque ton trio n’est composé que d’une contrebasse, d’une batterie pis d’une trompette? Je vais jamais me plaindre du résultat qu’un Nate Wooley au sommet de son art peut concocter avec l’idole suisse Christian Weber et la légende vivante qu’est Paul Lytton… mais quand on me promet du trombone, je veux du trombone. Ce disque est la plus grande arnaque depuis le 10,000 BC de Roland Emmerich qui, malgré sa forte promesse en animaux de type préhistorique, se contentait de quelques mammouths poilus et un tigre à dents de sabre au coeur doux. Ça va faire le niaisage. (FSD)

:: Plus d’informations via NoBusiness

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BAJOFONDO
Presente
(Masterworks, 2013)

Casio de luxe
Nous vivons à une époque fantastique où on peut prendre huit musiciens, inviter un orchestre de trente-cinq personnes à les accompagner et, grâce à la puissance des technologies numériques de pointe, faire sonner tout ce beau monde là comme les arrangements midi d’un projet de disco-tango de club social. Ça prenait clairement la deuxième décennie du 21e siècle pour arriver à ce parachèvement exemplaire des idéaux esthétiques de la musique electro-lounge, circa 1996. (AFR)

:: sur le web

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CHELSEA LIGHT MOVING
Chelsea Light Moving
(Matador, 2013)

Dans ta pipe, Léo Bureau-Blouin
Les gens ont l’air de penser qu’en vieillissant, on doit forcément développer l’amour des compromis, couper ses cheveux, dériver vers des goûts musicaux consensuels, baisser le volume de son système de son pis voter pour le PQ. Thurston Moore va avoir 55 ans en juillet et chaque gros riff glorieusement distordu de ce Chelsea Light Moving, premier album de son nouveau groupe du même nom, semble avoir été conçu spécifiquement pour dire fuck you à tous ces faux jeunes qui ont la moitié de son âge, le quart de son intégrité, le huitième de son street cred et le seizième de son audace. (AFR)

:: plus d’information via Matador

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JOSHUA ABRAMS
Represencing
(Eremite, 2012)

Gros cactus-champignon
À première écoute, l’idée de comparer ce Reprecencing à la version chicagoise d’un Ratchet Orchestra qu’on aurait laissé mariner dans des eaux psychédéliques nord africaines importées par la AACM à la fin des années 60, parait logique. (Certains diraient même, noble) C’est cependant à la seconde écoute que le fruit du peyotl s’active. Nous ayant récemment habitué aux voyages interstellaires, le tout Chicago, nous propose cette fois-ci un périple transcendant les standards des plus grands junkies d’hallucinogènes d’antan. Exit les étoiles et l’interstellarité des planètes, bonjour le gros cactus-champignon et le désert ouvrant la porte aux nouvelles vérités universelles. Joshua Abrams est loin d’être le premier musicien à pousser les gens au classique « fuck ma télévision, je m’achète un dashiki », mais il pourra aisément prendre le crédit pour avoir repopularisé cette tendance. (FSD)

:: Plus d’info via Eremite

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